La femme sans tête

affiche du film : La femme sans tête

Durée
1H27

Année
2009

realisation
Lucrecia Martel

Production
Enrique Piñeyro

Scénario
Lucrecia Martel

Pays/Langue
Argentine

RÉSUMÉ

Lors d’un trajet en voiture, Veronica, une femme bourgeoise argentine, heurte quelque chose. Hantée par la peur d’avoir causé la mort d’une personne, elle confie ses craintes à son mari et l’emmène sur les lieux de l’accident. Mais iels n’y trouvent qu’un cadavre de chien. Ce soulagement est éphémère. Alors que la vie reprend son cours, des événements étranges se manifestent, ranimant ses doutes et l’entraînant dans une spirale d’angoisse.

DOSSIER DE PRESSE

Lucrecia Martel a commencé à réfléchir à La Femme sans tête en 2001. À l’origine, elle s’intéresse à la transformation intérieure d’une personne après un événement traumatique. Au fil du temps, son exploration évolue vers la compréhension du doute et du désintérêt de l’entourage face à la question de la culpabilité. Elle s’interroge sur la manière dont cette attitude peut mener à des réactions de complicité.

Pour Martel, ce phénomène fait écho à la notion de négation, un mécanisme psychologique par lequel une personne ou une société refuse de reconnaître la réalité d’événements troublants. Dans le contexte argentin, cela se manifeste par un évitement des vérités dérangeantes liées à l’héritage de la dictature. Martel souligne la difficulté de confronter ces vérités. Pour vivre avec une telle dissimulation, il est souvent nécessaire de réécrire sa propre histoire ou d’ignorer des parties de soi.

Ainsi, La Femme sans tête se veut une exploration personnelle des mécanismes de la mémoire et du silence. Le film interroge notre rapport à la culpabilité, à l’oubli et aux enjeux de responsabilité dans un contexte social complexe.